MALI | Un début d'année meurtrier: Trente-sept civils ont été tués dans l'attaque du village peul de Koulogon, situé dans le centre du pays. L'attanque aurait été perpétrée pas des chasseurs traditionnels, dits "dozos", qui prétendent protéger les Dogons contre les Peuls, alors que le conflit entre les deux communautés s'est exacerbé, dans le contexte de la lutte contre les jihadistes. Depuis l'apparition il y a quatre ans, dans le centre du Mali, du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture. Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l'ONU.

BRESIL | Le président Jair Bolsonaro a pris officiellement le pouvoir ce mardi. Grand admirateur de la dictature militaire au Brésil (1964-1985), auteur de nombreux dérapages racistes, machistes ou homophobes, son arrivée à la tête du pays suscite de nombreuses inquiétudes, notamment en matière de respect des valeurs démocratiques, des minorités, des alliances avec les partenaires traditionnels du Brésil et de protection de l'environnement.

ROUMANIE | Le pays prend la présidence tournante du Conseil de l'Union Européenne pour les 6 prochains mois. A un moment charnière pour l'Union, marqué par le Brexit et des élections européennes le 26 mai, le gouvernement roumain a effectué ces derniers mois un virage populiste et nationaliste, à l’instar de ses voisins hongrois et polonais.

EMIRATS ARABES UNIS | Le 31 décembre 2018, la Cour suprême fédérale des Émirats arabes unis, tribunal de dernier ressort en matière de sûreté de l'État, a confirmé la condamnation à 10 ans de prison d'Ahmed Mansoor, un militant des droits humains primé. En mai, un tribunal d'Abu Dhabi l'avait condamné à 10 ans de prison pour " diffamation " des Emirats sur les médias sociaux.

BAHREIN | Autre pays du Golfe, autre défenseur emprisonné, autre condamnation confirmée dans une affaire de liberté d'expression: Le 31 décembre 2018, la Cour de cassation du Bahreïn, le tribunal de dernier ressort du pays, a confirmé la condamnation de Nabeel Rajab, un éminent défenseur des droits humains, à cinq ans de prison. Il avait été condamné à la suite de commentaires critiquant la torture dans une prison du Bahreïn et la campagne militaire menée par les Saoudiens au Yémen. Nabeel Rajab a déjà purgé deux ans de prison pour d'autres chefs d'accusation liés à l'expression pacifique.

PEROU | Deux procureurs qui enquêtaient depuis 6 mois sur une tentaculaire affaire de corruption ont été destitués par le procureur général du Pérou. Cette destitution intervient précisément au moment où le procureur général lui-même était mis en cause dans l'affaire.

ARABIE SAOUDITE |  La semaine dernière, à la demande des autorités du royaume, la plate-forme de vidéo à la demande par abonnement Netflix a retiré de son catalogue en Arabie saoudite un épisode d’une émission humoristique américaine, « Patriot Act », dans lequel le présentateur se montrait très critique à l’égard du prince héritier Mohammed Ben Salman (« MBS »), notamment en pointant du doigt son implication dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, début octobre 2018, dans le consulat de son pays à Istanbul.