REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO | Les élections du 30 décembre 2018 en RDC ont été lourdement entachées d’irrégularités généralisées, de manœuvres visant à éliminer des électeurs et de violences. Des résultats officiels qui laisseraient supposer une falsification du décompte des votes pourraient déclencher des protestations généralisées et susciteraient de graves inquiétudes quant à la possibilité d’une violente répression de la part du gouvernement, selon Human Rights Watch.

ARABIE SAOUDITE / THAILANDE | Une Saoudienne de 18 ans, qui se dit menacée dans son pays, est en instance d’expulsion après avoir été arrêtée dimanche à l’aéroport de Bangkok. La jeune femme affirme avoir subi des violences physiques et psychologiques de la part de sa famille et craint pour sa vie si elle rentre dans son pays. Ce cas emblématique rappelle d'autres cas documentés par Human Rights Watch (lien en anglais): en vertu du système de tutelle masculine en Arabie saoudite, les femmes, quel que soit leur âge, doivent obtenir la permission d'un tuteur masculin pour voyager à l'étranger, se marier ou être libérées de prison, et peuvent être tenues de fournir le consentement d'un tuteur pour travailler ou obtenir des soins médicaux. Ces restrictions s'appliquent de la naissance à la mort, car l'État saoudien considère les femmes comme des mineures légales permanentes. Human Rights Watch appelle (lien en anglais) les autorités thaïlandaises à immédiatement mettre un terme à l'expulsion de la jeune femme.

EGYPTE / ISRAEL | Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CBS, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a évoqué la coopération militaire entre l’Egypte et Israël dans le nord du Sinaï. Jusqu’alors, aucun des deux pays ne s’était officiellement exprimé à ce sujet. L’ambassadeur d’Egypte aux Etats-Unis, Yasser Reda, a d’ailleurs exigé de la chaîne concernée, CBS News, qu’elle ne passe pas l’interview. Refusant d’obtempérer, celle-ci l’a diffusée dimanche 6 janvier. Dans ce même entretien à CBS, Abdel Fattah Al-Sissi nie l’existence de « prisonniers politiques ou d’opinion », en contradiction avec le nombre effarant de cas que nous avons documentés.