FRANCE | Les autorités françaises ont rapatrié, ce vendredi 15 mars, plusieurs enfants de djihadistes, orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie. Ces derniers font l’objet d’un suivi médical et psychologique particulier, ils ont été remis aux autorités judiciaires et les proches concernés ont été informés de leur retours. Selon le ministère des affaires étrangères, cette décision a été prise au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables.

ÉTAS UNIS / JUSTICE INTERNATIONALE | Vendredi 15 mars, le secrétaire d’État américain Michael Pompeo a annoncé que des restrictions de visa s’appliqueraient au personnel de la Cour pénale internationale (CPI)  impliqué dans les éventuelles enquêtes de la Cour portant sur des citoyens américains et pourraient aussi être utilisées pour dissuader les enquêtes sur des ressortissants de leurs pays alliés. Ces actions des États-Unis semblent avoir été inspirées par une possible enquête de la CPI en Afghanistan, qui pourrait se pencher sur la conduite du personnel américain, et par une autre enquête en Palestine, qui porterait probablement sur celle de responsables israéliens. Les menaces de ladministration Trump contre la CPI masquent le véritable problème, à savoir lincapacité des autorités américaines daborder la question des tortures et autres abus commis par le passé par la CIA et les forces armées des États-Unis. 

HONGRIE |  Ces dernières années, le Fidesz, parti au pouvoir en Hongrie, a érodé les fondamentaux de la démocratie – Etat de droit, liberté de la presse, indépendance de la justice et de la société civile, liberté académique – tout en restant membre de la coalition de centre-droit au sein du Parlement européen, le Parti Populaire Européen (PPE). À deux mois des élections européennes, le premier ministre de Hongrie, Viktor Orbán, apparaît comme le leader d’une Europe opposée à l’immigration et au fédéralisme européen. Les membres du PPE, et en particulier Les Républicains, se doivent de prendre position pour défendre les valeurs démocratiques et expulser le Fidesz, lors de la réunion prévue ce mercredi 20 mars. 

FRANCE / LIBYE / MIGRANTS | Alors qu'ont récemment été diffusées des images de personnes enchainées, battues, brûlées, écrasées, pendues la tête en bas, menacées, détenues dans des conditions abominables en Libye, la ministre de la Défense Florence Parly a annoncé que la France allait fournir six bateaux aux garde-côtes libyens. Les garde-côtes utiliseront ces embarcations pour renforcer leurs capacités d’interception des migrants tentant désespérément la traversée de Méditerranée et, s’ils les prennent, les placeront en détention arbitraire, illimitée et abusive. Les efforts de l’UE pour empêcher les migrants de quitter la Libye vers l’Europe augmente significativement les risques que ces derniers soient exposés à une détention abusive. Fournir un soutien matériel aux garde-côtes libyens en toute connaissance de cause implique la responsabilité de la France dans de graves violations des droits humains.

ALGERIE Après plusieurs semaines de mobilisation des Algériens, qui ont investi massivement les rues du pays pour exprimer leur rejet d’un cinquième mandat pour le président Abdelaziz Bouteflika, l’annonce par ce dernier du retrait de sa candidature ouvre sur plusieurs perspectives et pose des questions multiples. L’une des plus importantes porte sur l’avenir des droits et libertés en Algérie, qui continuent de souffrir du joug d’un système répressif et sont au cœur des revendications de dignité et de liberté des manifestants.