CAMEROUN : Une vidéo, filmée à la mi-mai 2019 et que Human Rights Watch a pu visionner, montre des séparatistes armés torturant un homme dans une école abandonnée dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. Cette vidéo, authentifiée par une dizaine de sources, dont cinq personnes qui ont reconnu l’école et sa localisation, vient corroborer de précédents témoignages faisant état d’actes de torture et d’occupations d’écoles par les séparatistes armés, et documentés par Human Rights Watch.

LGBT : Une nouvelle vidéo de Human Rights Watch et de la Fondation arabe pour les libertés et l'égalité (AFE) examine les mythes entourant le fait d'être LGBT dans le monde arabe. Des militants LGBT se sont entretenus avec Human Rights Watch pour s'attaquer à ces mythes et parler de la façon dont les mythes et les stéréotypes ont affecté leur vie.

SYRIE IRAK : La Cheffe des droits de l’homme, Michelle Bachelet, a demandé hier à Genève que les membres des familles des djihadistes capturés ou tués en Syrie et en Iraq soient « rapatriés, à moins qu’ils ne soient poursuivis pour des crimes », conformément au droit international. Elle a exhorté tous les États à assumer la responsabilité de leurs ressortissants et à travailler ensemble pour fournir des ressources afin d’aider les autorités et les acteurs concernés en Syrie et en Iraq à faire face aux besoins humanitaires urgents.

Human Rights Watch appelle également à ce que les Etats fassent leur possible pour assurer le retour de leurs ressortissants.

PALESTINE : L’administration Trump a organisé une conférence qui s’ouvrira cette semaine à Bahreïn, sur le volet économique de son plan de paix pour le Moyen-Orient, en promettant le  « deal du siècle ». Ce plan de 40 pages vise un investissement de 50 milliards de dollars afin de renforcer le « pouvoir » du peuple palestinien et de lui permettre de réaliser son « vaste potentiel » - sans pour autant citer une fois la vraie raison pour laquelle les Palestiniens sont aujourd’hui sans pouvoir et sans possibilité de réaliser leur potentiel. Le résultat n’est donc qu’une chimère, loin de la réalité.

RUSSIE : Les parlementaires russes vont pouvoir faire leur retour mardi à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), au grand dam de Kiev, après cinq ans de crise au sein de l'organisation paneuropéenne de défense des droits humains. Après neuf heures de débat houleux et de votes de multiples amendements, 118 parlementaires des Etats membres du Conseil de l'Europe ont voté peu la possibilité pour la Russie de participer de nouveau à l'APCE, ce qui n'était plus le cas depuis l'invasion de la Crimée en 2014. 

L'historien Antoine Arjakovsky s'indigne : « En autorisant le retour de la Russie, le Conseil de l’Europe procède à une sorte de suicide collectif ». Selon lui, alors que la mission du Conseil de l’Europe est de protéger le droit international, la diplomatie européenne trahit ses principes.