Le Brief du Jour - 24 juillet 2019

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : La Cour pénale spéciale devrait intensifier ses activités | THAÏLANDE : Quatre morts dans une attaque d'insurgés musulmans | GAMBIE : L'ex-Président Jammeh accusé d'avoir fait tuer des migrants | MIGRANTS : L'accord de principe sur la Méditerranée fait débat | SYRIE : Au moins 50 civils tués dans une série d'attaques dans la région d'Idleb | FRANCE : La PMA pour toutes en Conseil des ministres

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : La Cour pénale spéciale est un tribunal créé au sein du système judiciaire centrafricain, doté de la compétence de juger les crimes graves commis lors des conflits armés que le pays a connus depuis 2005.

Cette nouvelle Cour devrait intensifier ses enquêtes judiciaires et recruter sans attendre du personnel supplémentaire afin de rendre la justice dans les affaires de crimes de guerre et les autres infractions graves qu’elle doit juger, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Ce nouveau tribunal, qui fonctionne dans un contexte extrêmement difficile, après des années de conflit brutal et d’insécurité dans le pays, a besoin de davantage d’appui de la part du gouvernement et de la communauté internationale.

THAÏLANDE : Une attaque contre un poste militaire attribuée à des insurgés musulmans a fait mardi soir quatre morts dans le sud du pays, en proie à la violence, ont annoncé ce mercredi les autorités.

Cette attaque intervient quatre jours après l'hospitalisation d'un homme de 34 ans, suspecté d'être un rebelle musulman, inconscient après un interrogatoire au redouté camp militaire d'Inkayuth, dans la province de Pattani. Selon Sunai Phasuk de Human Rights Watch, l'attaque pourrait avoir été menée «en représailles» à cette affaire, sur laquelle l'armée a dit enquêter. Aucune poursuite n'a jamais abouti contre l'armée, régulièrement accusée d'abus dans ce conflit, relèvent les critiques.

GAMBIE : Une trentaine de migrants originaires du Ghana ont été exécutés sommairement par une unité paramilitaire sur ordre de l’ex-président gambien Yahya Jammeh, ont accusé hier deux anciens membre de la garde présidentielle, reconnaissant avoir participé au massacre, lors d’une audition publique devant la Commission vérité et réconciliation (TRRC).

Les meurtres, qui remontent à juillet 2005, visaient 30 Ghanéens faisant partie d’un groupe de migrants clandestins -- 44 Ghanéens et plusieurs Nigérians, Sénégalais et Togolais -- arrêtés sur une plage de Gambie alors qu’ils tentaient de se rendre en Europe.

MIGRANTS : Quatre jours après une première réunion à Helsinki, la question des migrations, source régulière de crispation entre pays européens notamment avec l’Italie qui se plaint d’avoir à gérer seule l’afflux sur ses côtes, a fait lundi l’objet d’une nouvelle rencontre informelle entre ministres européens de l’Intérieur et des Affaires étrangères à Paris.

L’accord de principe de 14 pays de l’Union européenne - dont huit de manière “active” et “immédiate” - sur un mécanisme de répartition plus efficace des migrants secourus en Méditerranée est accueilli avec prudence par les ONG, qui réclament de longue date une approche concertée et un dispositif plus large et plus prévisible.

Cela semble être un pas positif dans la bonne direction mais il faut vraiment avoir davantage de détails sur l’accord”, a réagi Judith Sunderland, directrice adjointe pour l’Europe et l’Asie centrale de Human Rights Watch, sur Twitter.

SYRIE : « Le cauchemar à Idlib ne cesse d’empirer », a déploré Mark Cutts, le Coordinateur humanitaire régional adjoint pour la crise syrienne, dans un communiqué publié le jour de l’attaque.

Les frappes aériennes qui ont touché le sud d’Idlib dans la matinée et la soirée de lundi, ont fait au moins 59 morts et ont blessé plus de 100 femmes, enfants et hommes dont un grand nombre de manière grave. « Nous avons assisté (…) à l’une des attaques les plus meurtrières perpétrées contre des zones civiles depuis le début de la recrudescence des combats, il y a presque trois mois », a dit M. Cutts.

FRANCE : Ce matin est dévoilé en conseil des ministres le projet de loi bioéthique qui sera soumis aux députés en septembre, qui prévoit notamment l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes ainsi que la possibilité pour elles de congeler leurs ovocytes. 

Le texte prévoit également que les enfants nés d’un don après l’entrée en vigueur de la loi (sans doute pas avant 2020) puissent accéder, à leur majorité, à des données non identifiantes (âge, caractéristiques physiques, antécédents médicaux…) du donneur, voire à son identité s’il est d’accord, et seulement dans ce cas-là.