EGYPTE : La mort de l'ancien chef de l’Etat, élu en 2012 et destitué l’année suivante, relance le conflit avec la confrérie des Frères musulmans, qui le qualifie désormais de "martyr". Emprisonné depuis sa destitution en juillet 2013 par l’armée et son homme fort, Abdel Fattah Al-Sissi, aujourd’hui à la tête de l’Etat, l’ancien président islamiste a succombé à un malaise lors d’une audience devant un tribunal du Caire. Il a été enterré hier en toute discrétion. Le chef d'Etat turc Recep Tayyip Erdogan lui a rendu hommage.

Ses proches dénoncent les conditions dans lesquelles Mohamed Morsi était détenu, affirmant qu’il était malade depuis plusieurs mois sans aucun accès à des soins médicaux. Human Rights Watch et Amnesty International ont demandé aux autorités égyptiennes de faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès suspect

GUINEE Le gouvernement guinéen a rasé des milliers de maisons dans la capitale du pays, Conakry, laissant quelques 20 000 personnes, dont de nombreuses familles, en grande difficulté pour retrouver un logement approprié, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le gouvernement n’a pas fourni de logement de remplacement ni d’indemnisation aux personnes déplacées, en violation du droit international relatif aux droits humains. 

Le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, qui a supervisé les expulsions, affirme que les zones d’expulsion correspondaient à des terres de l’État. Cependant, bon nombre de personnes dont les maisons ont été démolies ont indiqué qu’elles avaient des documents attestant que leurs familles avaient des droits de propriété depuis plusieurs décennies sur les terres.

BIRMANIE : L'ONU reconnaît des avoir connu «défaillances systémiques» entre 2010 et 2018 dans sa gestion de la situation en Birmanie où la minorité musulmane rohingya a été contrainte à un exode massif à partir d'août 2017 vers le Bangladesh. Dans son rapport, Gert Rosenthal, diplomate du Guatemala à qui Antonio Guterres avait commandé ce travail, dénonce tour à tour une « dynamique de divisions plutôt que de cohésion au sein du système onusien »« l’absence d’une stratégie claire et unifiée » et « un manque d’analyses systématiques et unifiées venant du terrain ».

Human Rights Watch critique l'absence de sanctions contre les responsables de l'ONU coupables de dysfonctionnements. «Si les dirigeants de l'ONU sont déterminés à changer sa culture interne, alors ils doivent tenir pour responsables ceux qui par leur inaction ont ignoré le nettoyage ethnique en Birmanie», a fait valoir le directeur pour l'ONU, Louis Charbonneau.

ARABIE SAOUDITE : Deux nouveaux drones lancés ce lundi soir par les rebelles yéménites houthis ont été interceptés ; l'un a visé la ville d'Abha (sud), déjà ciblée à plusieurs reprises la semaine dernière, a annoncé mardi la coalition militaire antirebelles menée par Riyad. Le second a été abattu dans l'espace aérien yéménite après son lancement en direction de l'Arabie saoudite, a précisé la coalition, dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

Les attaques de ces drones, équipés de charges explosives, n'ont pas fait de victime. Les Houthis ont intensifié ces dernières semaines les attaques de drones contre l'Arabie saoudite, qui intervient militairement depuis 2015 au Yémen à la tête d'une coalition pro-gouvernementale. Human Rights Watch condamne ces actions et les apparente à des "crimes de guerre".