IRAN : L’Autorité judiciaire a confirmé, mardi 16 juillet, l’arrestation en Iran de l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah, dans un contexte de vives tensions entre Téhéran et les pays occidentaux. 

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Téhéran, le porte-parole de l’autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli, a affirmé que Mme Adelkhah « fait partie des suspects qui ont été arrêtés récemment », sans donner la moindre information supplémentaire« Etant donné la nature de l’affaire (…), le moment n’est pas encore venu de donner des informations sur son cas », a-t-il déclaré.

Interrogé sur la demande d'accès consulaire de Mme Adelkha, M. Esmaïli a répondu là encore qu’une « décision [serait] prise au moment approprié ». Ne reconnaissant pas la double nationalité, l’Iran n’accorde généralement pas d’accès consulaire aux détenus binationaux.

ETATS-UNIS : La chambre basse du Congrès américain, à majorité démocrate, a adopté mardi une motion condamnant les «commentaires racistes» du président Donald Trump, qui s'en prend depuis plusieurs jours à quatre élues démocrates issues de minorités. 

Dans une série de tweets, le tempétueux président républicain avait conseillé dimanche à plusieurs élues, dont trois sont nées aux Etats-Unis, de « retourner » dans « ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent ». Il avait intensifié ses attaques le lendemain, les accusant de « haïr » l’Amérique. Human Rights Watch avait appelé à ce que le Congrès condamne ces commentaires odieux.

Fidèle à sa stratégie consistant à alimenter les controverses qu’il a lui-même créées, M. Trump a pris soin de répéter son message : « Notre pays est libre, magnifique et prospère. Si vous détestez notre pays, ou si vous n’êtes pas heureux ici, vous pouvez partir ! »

SOUDAN : Après une nuit de discussions pour finaliser les derniers termes d’un accord trouvé le 5 juillet, les généraux au pouvoir et les meneurs du mouvement de contestation ont paraphé, mercredi 17 juillet dans la matinée, une « déclaration politique » entérinant le partage du pouvoir pendant la période de transition.

Cet accord constitue un premier pas vers un gouvernement civil, réclamé par les Soudanais depuis près de sept mois. Le texte a été mis sur pied à la suite d’intenses négociations entre les médiateurs de l’Union africaine et de l’Ethiopie. Il prévoit la création d’un « conseil souverain », instance chargée de gérer la transition pendant un peu plus de trois ans, composé de cinq militaires et six civils. Les militaires présideront cette instance pendant les premiers vingt-et-un mois de la transition, les civils prendront ensuite la relève pendant les dix-huit mois restants.

JUSTICE INTERNATIONALE : À l’occasion de la Journée de la Justice internationale, le 17 juillet 2019, les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) devraient renouveler leur engagement à défendre et renforcer cette importante institution judiciaire, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le 17 juillet 1998, 120 pays ont adopté le Statut de Rome qui a créé la CPI.

Dans le contexte international actuel difficile, la CPI est une composante fragile mais cruciale de l’ordre mondial fondé sur des règles. Elle fait face à de graves difficultés découlant de ses propres erreurs, mais aussi à des menaces extérieures contre son indépendance. L’année passée, les défaillances du travail de la Cour sont devenues manifestes, soulignant la nécessité d’opérer des changements dans les politiques et les pratiques.

LIBERTE D'EXPRESSION : Accusés de « propagande terroriste », « d’apologie du crime » et « d’incitation au crime », le représentant de RSF en Turquie Erol Önderoğlu, la défenseure des droits humains Şebnem KorurFincancı et l’écrivain Ahmet Nesin ont été acquittés ce 17 juillet. Ils étaient poursuivis pour avoir pris la direction symbolique du journal Özgür Gündem, un jour chacun, en 2016. Une manière de défendre le pluralisme face à la persécution de ce titre, fermé manu militari en août 2016. 

Mais Erol Önderoğlu est désormais visé par un second procès, qui s’ouvrira le 7 novembre. La justice lui reproche cette fois d’avoir manifesté sa solidarité avec des centaines d’universitaires traînés en justice pour une pétition pacifiste. Une action qui lui vaut à nouveau d’être accusé de « propagande terroriste » aux côtés de seize autres activistes.

KAZAKHSTAN | Des centaines d'enfants et de jeunes adultes handicapés sont enfermés dans des institutions pour enfants fermées, où ils peuvent être victimes de négligence et de violence, et sont isolés de leur famille et de la société. Dans un nouveau rapport (lien en anglais), Human Rights Watch appelle le Kazakhstan à mettre fin à ces pratiques abusives et mettre au point d'urgence des services permettant aux enfants handicapés et à leurs familles d'accéder à une vie familiale normale.